N°1
Après avoir été crucifié, Jésus fut enseveli. Dans le texte que nous allons vous proposer, Jésus explique ce que va produire sa mort. Il dit:
" En vérité en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit." (Jean, 12.24). La crucifixion a produit la mort. Christ, en mourant sur la croix, a permis à son œuvre d’atteindre toutes les régions de la terre habitée. La multitude s’est tournée vers son message et s’est mise à vivre selon son enseignement. Le christianisme a connu une véritable expansion. Oui, par sa mort, Christ, le grain de blé que Dieu avait semé en Israël, a produit un fruit abondant, qui a traversé les siècles et se perpétue encore aujourd’hui. Nous sommes des grains de blé entre les mains du Seigneur. Il nous fait passer par la croix, qui nous conduira à la mort, pour que portions abondamment du fruit. Nous devons grandir personnellement, nous devons prospérer dans tous les domaines de notre vie, nos communautés doivent croître, etc. Or cela ne peut se produire que par la mort de la croix. La multiplication et la croissance passent par la mort sur la croix. Le Seigneur ne veut pas que nous nous contentions des miettes qui tombent de la table ; il veut que nous mangions le pain, une bénédiction abondante. Soyons bien conscients que la mort dont il s’agit n’a rien à voir avec celle qui vient d’une vie vécue dans le péché. L’âme qui pèche c’est celle qui mourra. Si nous péchons volontairement, nous attirons sur nous la mort ; mais il est question ici d’un mort provoquée par le Seigneur, afin de détruire l’homme charnel. N°2
Jésus-Christ nous a appris que le disciple n’était pas plus grand que le maître ; mais que tout disciple accompli serait semblable à son maître. Mourir en Christ nous conduit donc sur le chemin de la ressemblance avec le Seigneur. Paul dit à ce sujet :
" …si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclave du péché ; car celui qui est mort est libre du péché." (Romains, 6.5-7).
Dieu veut la destruction de notre vieil homme. Pour vivre une véritable liberté, nous devons passer par là. Pour cela, nous devons connaître " la mort " de la croix, tout comme l’a connu notre Seigneur. C’est pourquoi Paul parle de " conformité à sa mort ". Mourir nous permettra de vivre une vie de résurrection. Nous reviendrons sur ce sujet prochainement car il n’est pas possible de parler de sujets aussi importants que "la croix" et "mourir en Christ" sans parler de "la résurrection". C’est pourquoi nous traiterons de ce sujet un plus tard.
Sur la croix, notre vieil homme a été cloué avec Christ. Spirituellement, cette entité par le biais de laquelle s’exerce le diktat de l’ennemi sur notre vie a été totalement anéantie. Pourquoi se manifeste-t-il parfois, voire souvent, dans notre vie ? Nous aurons la réponse si nous interrogeons le Seigneur. Il nous connaît, mieux que nos proches et mieux que nous.
La mort du vieil homme conduit à la destruction du "corps du péché", cette entité en nous, qui fait que l’ennemi ait encore une emprise sur notre vie. Par cette destruction que veut le Seigneur ? Mettre fin à la domination du péché sur nous. Il veut que prenne fin l’esclavage du péché. Paul conclut sur ce point en écrivant :
" …car celui qui est mort est LIBRE du péché. " (Romains, 6.7).
Notre véritable LIBERTE vient de notre mort en Christ. Si nous ne mourons pas, le péché aura encore une emprise sur nous. Et tant que le péché aura une emprise sur nous, Satan nous tiendra lié.
N°4
Paul nous apprend que le péché perd son emprise sur nous par la mort en Christ. Cette mort ne nous libère pas seulement du péché, elle nous introduit dans une vie de communion avec le Seigneur. C’est pourquoi il écrit :
"… celui qui est mort est libre du péché. Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ."
(Romains, 6.7-11).
Si nous sommes morts en Christ, nous connaîtrons la vie de Dieu, non seulement dans ce siècle, mais également dans les siècles à venir. Et c’est par la vie de Dieu en nous que nous pouvons accomplir les œuvres de Christ. Cependant, le plus important dans ce texte ne semble pas être les œuvres de Christ mais ce qui suit la mort. De quoi s’agit-il ? Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Nous passons donc par la mort de la croix pour vivre une vie de résurrection. Nous le savons tous. Une fois ressuscités, la mort n’a plus aucune autorité, aucune emprise, aucune influence…sur nous. N’est-ce pas extraordinaire ? Le diable, le péché, la chair, etc. ne peuvent plus nous détruire. Ainsi, il n’y a plus raison de craindre quoique ce soit des ténèbres. Toutefois, il ne faut pas que nous donnions à l’ennemi l’occasion de nous dominer à nouveau.
Mourir en Christ nous conduit à vivre pour Dieu. Nous arrêtons ainsi de vivre pour nous. Commence alors une véritable vie de consécration. Nos priorités changent, nos prières, nos désirs, etc. Nous cherchons les priorités, les désirs, les plans, etc. de Dieu.
Nous allons poursuivre la méditation entamée hier. Nous lirons un texte de l’épître de Paul aux Colossiens. Concernant le fait de mourir en Christ, Paul écrit :
" …c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair ; ayant été enseveli avec lui par le baptême. " (Colossiens, 2.11-12b). Nous l’avons dit dans la VM précédente, la crucifixion a conduit Christ au tombeau. Nous découvrons cependant que nous avons été ensevelis avec lui par le baptême. Paul le confirme dans l’épître aux Romains : " Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. " (Romains, 6.4). Que nous dit Paul concernant la mort en Christ, dans le texte de l’épître aux Colossiens ? Premièrement, commençant par la fin du texte de l’épître aux Colossiens, nous pouvons retenir ce qui suit : le baptême d’eau est un enterrement. Nous sommes enterrés par le baptême, c’est un événement qui consacre notre mort. Tous ceux qui ont été baptisés en Christ se trouvent " au cimetière ". On ne peut le rencontrer où que ce soit. Deuxièmement, Notre corps a été dépouillé de la chair par cette mort. Spirituellement, cela signifie que la chair a été totalement ôtée de notre corps, et ne peut donc plus avoir une emprise sur nous. C’est le sens du mot dépouillé. Troisièmement, c’est en Christ que cela se fait, par une circoncision que seule Dieu peut opérer. En fait, nous trouvons ici le vrai sens de la circoncision ordonnée par Dieu dans l’Ancien Testament : tout comme l’homme est dépouillé de son prépuce par la circoncision, dans les sociétés où cette pratique a lieu, celui qui se tourne vers le Seigneur est dépouillé de la chair par le baptême, l’un des principes utilisé par Dieu pour faire mourir le vieil homme. Le but de Dieu est que nous marchions en nouveauté de vie (Romains, 6.4) après être passé par la mort et la résurrection.
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