3.Culture et louange

5. Les influences culturelles dans la louange

Nous avons montré précédemment l'impact de la «culture musicale» transmise des parents à l'enfant. Dans cette partie, nous traiterons des influences que nos leaders, nos goûts peuvent avoir sur nos temps personnels de louange, et dans l'assemblée.

La culture de nos dirigeants a inévitablement un impact sur la louange produite dans nos églises et nos temps personnels. Souvent, selon la dénomination (baptiste, réformé, adventiste, etc.) la louange sera célébrée d'une certaine manière. Certaines églises dites «évangéliques» auront une tendance à utiliser les «hymnes», et de façon plus occasionnel que les «cantiques». On trouvera au contraire dans une église dite «réformée» principalement des «psaumes» et des «hymnes». Dans chaque dénomination, il va manquer, quasiment, toujours un type de chant pour la célébration des louanges au Seigneur.

Nos goûts musicaux interviennent non seulement dans le choix même de notre église locale, mais également dans nos temps personnels de louange. Si nous sommes jeunes, à la limite de la vingtaine, nous aurons tendance à choisir des chants contemporains. Au contraire, si nous sommes septuagénaire nos choix se pencheront vers des musiques plus anciennes voir des psaumes.

Un leader qui a reçu une formation musicale chrétienne américaine, ou qui est d'origine américaine, aura tendance à structurer un groupe de chantres dans le style « chorale »; et s'il a été formé par des «noirs américains», la chorale aura tendance à chanter dans un style «gospel». Nous ne sommes pas entrain de remettre en cause le modèle américain. Nous mettons en avant le fait que la culture peut avoir une influence sur la pratique de la louange dans nos assemblées. En Afrique subsaharienne, dans les régions où une culture du non-apitoiement est prônée par les populations, les gens ont intégré le fait de ne pas se lamenter sur leur sort. Cet impact culturel sera visible dans les lieux où l'évangile connait une réelle vitalité. Et dans les temps de louange des églises implantées dans ces régions, il y aura une expression peu commune des émotions, avec une démonstration «physique», palpable et joyeuse des chants, prenant la Parole de Dieu au pied de lettre. Trouvera-t-on la même attitude ailleurs? La louange n'est-elle trop souvent fonction de nos états d'âme? Pourtant la Bible dit:

«En toute circonstance, rendez grâces; car telle est à votre égard la volonté de Dieu en Christ-Jésus.» (1Thessaloniciens, 5V18).

Au cours d'une prédication sur la liturgie, un Pasteur a fait un petit témoignage et une remarque qui m'ont interpellé. Il a affirmé:

«J'ai souvent entendu, lorsque j'étais jeune, que le culte, ce n'était pas un cirque, qu'il ne fallait pas y faire n'importe quoi. Et lorsque j'apportais ma batterie, certaines personnes étaient choquées. David, le roi, ne trouverait sans doute pas sa place aujourd'hui dans nos cultes pour louer Dieu.»*

Le commentaire de ce pasteur sur les pratiques de louange nous montre combien notre culture peut avoir un impact très fort sur les pratiques de louange à l'église et dans nos vies.

6. Nos célébrations

Doit-on modifier la structure de la louange faîte dans nos assemblées? Le déroulement de la louange doit-il être préparé, élaboré, ordonné,etc.? Comme nous l'enseigne Paul, nous devons intégrer dans nos célébrations des hymnes, des cantiques et des psaumes pour ne pas passer à «coté» de ce Dieu attend de nous. Il est écrit dans le premier livre des Chroniques:

«Ce sont là les chantres, chefs des pères des Lévites ; ils restaient, dans les chambres quand ils étaient hors de service, car jour et nuit ils pouvaient avoir à fonctionner.» (1 Chroniques, 9V33).

Nous trouvons dans ce verset la réponse à notre seconde question. La louange demande une consécration importante, c'est un « travail » à part entière. Oui, un leader de chantres doit préparer ces temps particuliers dans le jeûne, la prière, l'étude biblique, etc., afin de sélectionner entre autre, correctement, les chants, et de pleinement percevoir ce que le Seigneur veut orchestrer pour ces temps si particuliers. Doit-on supprimer la structure basée sur un temps de louange et un autre d'adoration ou vice versa? Pas nécessairement. Car la Bible nous demande de veiller sur l'appartenance de façon catégorique des chants de nos célébrations. Cependant, soyons vigilants. A trop structurer méthodiquement nos célébrations, on peut facilement tomber dans l'esprit de religiosité et installer des traditions et une rigueur qui nous éloignent de la vie de Dieu. N'attristons pas le Seigneur, l' Esprit! Il est et Il restera le meilleur guide de nos célébrations et de nos vies.

"Afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d'avance avons espéré en Christ. "(Ephésiens, 1.12)

Mariette Oubala

*Pasteur Alméras 23/09/07 Montpellier

(1) http://www.passeportsante.net

(2) http://www.wikipedia.org

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