2ème partie

 « Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent. » (Matthieu, 11.12).

Jésus ne nous parle pas de violence physique ni morale, etc. Il parle de la capacité de dépasser les limites qui nous sont imposées au point de enfermer dans des rôles, des fonctions, des projets, des temps, qui ne nous permettent pas de vivre pleinement la bonté de Dieu mais de nous contenter des miettes, nous entraînant ainsi dans une situation qui fait de nous des suiveurs continuels et non des leaders, des mendiants et non des donateurs, des pleureurs et non des hommes/femmes joyeux(ses), etc. La violence dont parle le Seigneur Jésus est spirituelle. Elle est l'expression de notre refus de la fatalité, le refus de l'héritage que nous impose Satan par la conception que la société a de la vie. C'est la mise en pratique de la Parole de Dieu pour vivre ce qui y est écrit. Car il faut bien comprendre ce que nous dit le Seigneur. Luc, compagnon d'œuvre de l'apôtre Paul, qui rapporte les paroles de Jésus-Christ, écrit ce qui suit :

« La loi et les prophètes ont subsisté jusqu'à Jean ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé, et chacun use de violence pour y entrer » (Luc. 16.16).

Comment comprendre ce texte ? Il y a eu une période où la vie du croyant était régie par les directives des ministères prophétiques de l'Ancienne Alliance et de la Loi de Moïse. Mais les temps ont changé, nous dit le Seigneur. Les prophètes annonçaient la venue du Fils de Dieu. Si nous voulons vivre le règne de Dieu, nous n'avons besoin ni de vivre une vie comparable à celle des prophètes d'autrefois ni de vivre selon la loi de Moïse, mais de comprendre que c'est le temps d'entrer dans une nouvelle ère : le royaume de Dieu ; et pour y accéder, il faut faire usage de violence. Ce mot est traduit du grec biazo qui veut dire :

- user de force, ou de violence,
- faire violence,
- être l'objet de violence,
- soumettre par la force,
- contraindre,
- forcer.

En saisissant les différents sens que peut prendre le mot violence, nous comprenons mieux ce que voulait dire Jésus concernant le fait de s'emparer du royaume de Dieu. User de violence, c'est mettre en œuvre tout ce qui est spirituellement faisable pour transformer des situations et ramener l'espoir là où règne le désespoir, la vie là où règne la mort, la paix là où règne la désolation, etc. Pour être concret, certaines prières ne sont exaucées que lorsque notre investissement spirituel est inhabituel. Voilà pourquoi, Jésus dit aux disciples qui n'arrivaient à chasser l'esprit impur responsable de l'épilepsie chez un jeune homme conduit par son père auprès d'eux :

« Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et le jeûne » (Matthieu, 17.21).

L'augmentation de notre investissement spirituel fait accroître l'investissement de Dieu en nous, de manière à nous permettre de remporter la victoire sur l'ennemi. Nous sommes ici au troisième niveau d'accession aux promesses divines. Comprendre ces choses et les mettre en pratique est essentiel à notre progression dans la vie. Dans une prochaine publication, nous traiterons peut-être de ces trois principes. Pour l'instant, nous allons tenter de traiter de quatre principes capitaux dans la prière : les priorités, les besoins, les désirs et les grâces divines.

La suite prochainement

Pasteur Oubala

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