Renoncement aux oeuvres mortes

 1. Le renoncement aux œuvres mortes.
(Héb. 5.11-14 ; 6.1-3 ; Lc. 3 ; Matth. 3.1)
1.1. Définition.

 Le renoncement aux œuvres mortes est autre façon de désigner la repentance. Il s'agit d'une action de renonciation à un ensemble d'actes, de pensées, de modes de vie, etc. totalement opposés aux Saintes Ecritures. Car il s'agit bien « d'œuvres mortes », c'est-à-dire, un ensemble d'action appartenant à l'univers du péché, univers qui est sous l'autorité de la mort, loin de Dieu, sous le règne de Satan.

La repentance est une action à la fois ponctuelle et perpétuelle ; elle est ponctuelle par le fait qu'il faut se repentir sur des faits précis hic et nunc ; elle est perpétuelle parce qu'on se repent à chaque fois qu'on prend conscience de ce qui n'est pas en accord avec la sainteté de Dieu dans notre vie, tout au long de notre pèlerinage terrestre.

Le mot grec qu'emploie le Nouveau Testament, traduit par repentance en français est metanoia. La décomposition morphologique de ce mot donne ceci :

                 Meta - noia = (se) repentir, regretter, faire volte-face, se détourner, etc.
                 /               \

Idée de changement       vient de noos } Faculté de penser, d'où: intelligence, esprit, pensée, sagacité, sagesse, intention, manière de voir, âme, volonté, etc.

Que faut-il comprendre par ce découpage ? La repentance est avant tout un changement intérieur qui se voit ensuite sur le plan extérieur. C'est une changement d'avis et de mentalité envers le péché. Cette transformation intérieure va se traduire par la pratique de nouvelles œuvres compatibles avec la Bible (Gal.5.19-21).

1.2. Le péché.
Il n'est pas possible de parler de renoncement aux œuvres mortes sans parler du péché. Car la repentance est en relation avec le péché ; et on ne peut se repentir que du péché. La repentance est l'action de se détourner du péché. Or le péché est la désobéissance à la loi de Dieu exprimée dans les Ecritures. C'est donc par la connaissance des Ecritures que peut être identifié le péché. Le péché est entré dans le monde par la désobéissance d'Adam et Eve qui transgressèrent l'ordre de ne pas manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Pour quelle raison l'Arbre de la connaissance du Bien et du Mal fut-il mis dans le jardin ? Dieu dans sa prescience n'avait pas prévu que l'homme mangera du fruit de cet arbre. Il fut mis là pour que l'homme choisisse de lui-même d'appartenir à Dieu, d'être soumis, de suivre ses voies sans y être contraint. Deux arbres étaient capitaux pour le devenir de l'homme sur la terre et dans sa relation à Dieu : la Vie et la Mort par la dégustation de l'un des deux arbres. On peut faire l'hypothèse suivante : si l'homme avait mangé de l'arbre de la vie, Dieu aurait fermé l'accès à l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal, comme il l'a fait lorsqu'il mangeât du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

En hébreux, le mot péché recouvre trois acceptions :

- Pesa : péché, tort ;
- hattat : péché, faute, transgression ;
- awon : iniquité, mal, faute

1.3. La repentance.

Le texte de Luc 15, du verset 11 au verset 24, nous montre le chemin à suivre pour qu'ai lieu une véritable repentance dans la vie de quelqu'un. Ce chemin correspond aux étapes de la repentance.

Dieu et l'homme agissent de concert pour que la repentance soit effective. La repentance suppose donc :
 la part de l'homme
 la part de Dieu

1.3.1. La part de l'homme.

Elle comporte :

 La réflexion qui conduit à la prise de conscience de la situation dans laquelle on est. Je considère que l'un appelle nécessairement l'autre. Car le texte de l'Evangile nous montre que la prise de conscience du fils perdu est le résultat de sa réflexion. Cependant, il faut que cette réflexion produise un bon fruit : la reconnaissance de la rébellion vis-à-vis de Dieu et de la nature du péché. Il faut également ajouter que cette reconnaissance nécessité l'humilité pour que le relèvement du pécheur soit possible, comme le disent les Ecritures :

« Avant la ruine, le cœur de l'homme s'élève, mais l'humilité précède la gloire. » (Pv. 18.12).

 La décision : la prise de conscience de la situation dans laquelle on est donc nous conduire à l'étape suivante qui est la prise de décision. Il faut en effet décider de l'action à entreprendre. Car ce sont nos œuvres qui permettront aux autres de reconnaître ce que nous sommes. En réalité, il faut prendre la décision de quitter le péché dans lequel on est. Car, comme c'est à ses fruits qu'on reconnaît arbre (Lc. 6.44), on nous reconnaîtra à nos œuvres.

 Confession des péchés : elle est précédée de la reconnaissance et est suivie du délaissement du/des péchés :

« Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde » (Proverbes 28v13 ).

  L'abandon total de ses anciennes voies : c'est la condition sine qua none d'une repentance sincère (Matth. 3.7). Cet abandon est la preuve que nous avons changé.

La repentance est indispensable du fait du royaume de Dieu. En effet, Jean a dit :

« Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » (Matth. 3.2)

Que nous dit ce texte ? La repentance est le principe qui nous ferra discerner, reconnaître, voir, entrer, vivre, etc. le règne de Dieu ici et maintenant, et pour l'éternité.

1.3.2. La part de Dieu

 Accueil du pécheur repentant.
 Le pardon.
 La Restauration.

1.3.2.1. Accueil du pécheur repentant.
Dieu nous tend la main pour nous manifester son amour. Il anticipe notre progression afin que nous ne soyons pas rattrapés par Satan dans notre marche. C'est pourquoi le « père courut et se jeta au cou de son fils et le baisa » dès qu'il l'aperçut.
Il écrit ensuite notre nom dans le livre de vie de l'Agneau pour nous compter parmi ses enfants.

1.3.2.2. Pardon.
Notre attitude attire le regard de Dieu & sa compassion par l'abandon du péché. Quand Dieu pardonne, il ne se rappelle plus de nos iniquités, nos péchés et toute notre rébellion.

1.3.2.3. Restauration.
Luc 15v22 : Couvre notre nudité spirituelle) de :
o la dignité ;
o Robe : couverture pour que les conséquences des péchés commis autrefois ne nous rattrapent pas ; les œuvres des saints, la sanctification (la plus belle) ;
o Souliers : amour divin, zèle, amour ardent, un feu dévorant pour les choses divines. Ephesiens 6, v13-15 : armes du chrétien Jean 2, v17 : armes du chrétien ;
o Anneau : au doigt représente,
                          o L'alliance (= testament) avec les droits et les devoirs qui s'y réfèrent.
                          o L'Autorité par Pouvoir : Luc 10, v19.

Pasteur Oubala

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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